politique sociale, vie en collectivité, liberté, règles sociales, morale humaine, devoir moral, obligations sociales, Aristote, comportements humains, libre arbitre
Qu'il s'agisse des impératifs moraux érigés par les religions ou des lois des États, la société propose à l'individu des valeurs et des impératifs moraux afin de favoriser la vie en collectivité. [...]
Mais la société nous dicte-t-elle tous nos devoirs ? Car certains impératifs moraux, même s'ils sont contrôlés par la société, sont en réalité généralement respectés spontanément par les individus — protéger ses enfants, porter assistance à ses semblables, etc. De ce point de vue, il convient de s'interroger ici sur la spécificité des devoirs exigés par la vie en collectivité.
[...] Conclusion Ainsi, la question des devoirs que nous dicte la société permet de montrer que le fait de vivre en collectivité affecte notre conception morale et nous force à intégrer autrui comme composante de notre action. Toutefois, cet impératif ne saurait complètement supprimer notre libre-arbitre, de sorte que nous restons toujours responsables de nos actes, même lorsqu'ils semblent nous avoir été imposés. C'est notamment la raison pour laquelle les tribunaux continuent aujourd'hui de juger les crimes commis sous le régime nazi : le fait qu'un comportement ait été dicté par la société à un moment donné ne signifie pas que l'individu devait forcément s'y conformer. Or, ce libre-arbitre constitue précisément l'un des propres de l'homme. [...]
[...] En réalité, le libre-arbitre demeure, et l'individu choisit librement de se soumettre aux normes sociales de son environnement En réalité, il existe même des cas de figure dans lesquels les individus n'ont d'autres choix que de désobéir aux impératifs moraux. Ainsi, en refusant en 1955 de céder sa place à un passager blanc comme le lui imposait la loi de l'Alabama, Rosa Parks désobéit aux règles de la société pour manifester son opposition morale. De la même manière, certaines familles décident par amour pour leur proche de pratiquer l'euthanasie plutôt que l'acharnement thérapeutique. [...]
[...] Toutefois, nous verrons dans un deuxième temps que certains comportements échappent au cadre politique et social et que l'individu conserve en toutes circonstances un sens du devoir. Enfin, nous verrons dans une dernière partie que les règles prescrites par la collectivité ne « dictent » pas des devoir à l'individu, et que celui-ci conserve toujours son libre-arbitre pour choisir de s'y soumettre ou non. I. Du fait de la vie en collectivité qu'elle suppose, la société semble prescrire à l'individu un grand nombre de comportements La vie en société implique que les individus se soumettent à un certain nombre de règles et de contraintes afin de rendre possible la vie sociale. [...]
[...] De cette nature découle la nécessité de fixer des règles morales afin d'éviter les conflits et de favoriser une vie collective harmonieuse. La société en effet diffère de la cellule familiale, qui constitue le premier niveau de sociabilisation de l'homme : à mesure que le groupe social s'étend, il devient nécessaire de fixer des règles. Dans De la démocratie en Amérique, Tocqueville s'inquiète même du rôle croissant de la société démocratique dans les comportements des individus : « que ne leur ôte-t-elle pas le trouble de penser et la peine de vivre ? ». [...]
[...] Dans quelle mesure l'individu dispose-t-il encore de sa liberté d'action au sein d'une société structurée par des règles morales communes ? Introduction Dans nos sociétés modernes, beaucoup de nos comportements sont régis par des dispositions législatives, morales ou réglementaires qui contraignent parfois nos désirs et nos aspirations. Qu'il s'agisse des impératifs moraux érigés par les religions ou des lois des États, la société propose à l'individu des valeurs et des impératifs moraux afin de favoriser la vie en collectivité. Mais la société nous dicte-t-elle tous nos devoirs ? [...]
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