Dissertation type bac, être humain, animal, humanité, conscience, instinct
Dans la plupart des systèmes politiques actuels, les animaux ne disposent pas de droits équivalents à ceux des humains. S'il est généralement interdit de leur faire du mal et que les conditions de détentions des animaux par des hommes font l'objet de réglementations spécifiques, les animaux ne bénéficient pas des droits inaliénables conférés par la naissance à l'être humain. Or cette situation s'explique par le fait que les êtres humains ne considèrent pas les animaux comme des êtres doués d'une capacité à concevoir et formuler un jugement sur la situation extérieure, autrement dit doués de conscience.
Toutefois, à la différence d'objets inanimés ou de végétaux, l'homme peut avoir des interactions émotionnelles et parfois complexes avec les animaux. De même, les exemples de solidarité entre individus, voire espèces, laissent à penser que les animaux disposent, sinon d'une conscience, du moins d'un état minimal d'éveil. Pour quelles raisons exactes prive-t-on l'animal de conscience ?
[...] Par conséquent, aucune construction matérielle ou immatérielle ne survit à la génération suivante chez les animaux, à la différence de l'homme qui, se percevant de manière consciente, parvient à conserver un savoir et à le transmettre de sorte à faire progresser l'espèce. Enfin, les animaux ne manifestent pas de notion de bien ou de mal, contrairement à l'espèce humaine qui a mis en place des systèmes complexes - juridique, moraux ou religieux - afin de faire valoir des conceptions du bien et du mal. Autrement dit, c'est parce que l'homme n'a reconnu dans l'animal aucun de ces traits distinctifs qu'il nomme conscience qu'il refuse à celui-ci le statut d'être conscient. [...]
[...] Pour quelles raisons exactes prive-t-on l'animal de conscience ? Pour comprendre cette question, il convient de s'interroge sur le statut de la conscience : dans quelle mesure la figure de l'animal constitue-t-elle l'antithèse de la figure humaine ? Pour répondre à cette question, nous verrons dans un premier temps que l'homme refuse à l'animal le statut d'être conscient parce que l'animal ne manifeste pas les mêmes signes de conscience que les nôtres. Dans un deuxième temps, le refus d'accorder à l'animal le statut d'être conscience s'explique également par le fait qu'il agit non pas selon sa conscience (au sens de réflexion) mais selon son instinct. [...]
[...] En d'autres termes, le mot de « conscience » pourrait n'être que l'expression d'une de conscience très particulière - celle de l'homme - sans pour autant devoir rejeter comme inférieur tout ce qui n'y ressemblerait pas. Mais la réticence de l'homme à attribuer à d'autres que lui la notion de conscience pourrait également venir d'un besoin de se distancier de l'animalité : l'animal en effet constitue dans l'imaginaire collectif ce qui est précisément régi par l'instinct Ce besoin de différence et ce rejet expliquent peut-être que l'homme rechigne et hésite à attribuer aux animaux un stade de conscience, sinon équivalent, du moins intermédiaire. [...]
[...] Pourquoi prive-t-on l'animal de conscience ? Dans la plupart des systèmes politiques actuels, les animaux ne disposent pas de droits équivalents à ceux des humains. S'il est généralement interdit de leur faire du mal et que les conditions de détentions des animaux par des hommes font l'objet de réglementations spécifiques, les animaux ne bénéficient pas des droits inaliénables conférés par la naissance à l'être humain. Or cette situation s'explique par le fait que les êtres humains ne considèrent par les animaux comme des êtres doués d'une capacité à concevoir et formuler un jugement sur la situation extérieure, autrement dit doués de conscience. [...]
[...] Parce qu'il agit non pas selon sa conscience (au sens de réflexion) mais selon son instinct D'une manière générale, ce qui distingue l'homme de l'animal s'observe dans l'action. L'homme réagit à des besoins complexes et dépasse donc ses besoins vitaux premiers (alimentation, abris, reproduction, Ainsi, les activités artistiques constituent un exemple intéressant de création non indispensable qui distingue l'homme de l'animal. De ce fait, les groupements humains laissent derrière eux une culture qui témoigne de la complexité de leurs besoins symboliques et abstraits. [...]
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