Critique de la raison pure, Kant, connaissance, savoir, pensée, métaphysique, criticisme, révolution copernicienne, liberté, croyance
Né le 22 avril 1724 à Königsberg, Emmanuel Kant est un philosophe allemand. [...]
L'ouvrage "Critique de la raison pure" vise à répondre à la question « Que pouvons-nous savoir ? ». C'est là une question classique de la théorie de la connaissance examinée en particulier par Descartes, Locke et Hume. C'est d'ailleurs à ce dernier et à l'empirisme tout particulièrement que Kant s'oppose.
[...] Critique de la raison pure, Préface de la seconde édition - Emmanuel Kant (1787) L'auteur Né le 22 avril 1724 à Königsberg, Emmanuel Kant est un philosophe allemand. Considéré comme le fondateur du criticisme, son ?uvre philosophique porte une double dimension et recouvre ainsi essentiellement la philosophie théorique, dont témoigne le questionnement « Que puis-je connaître ? » présent à travers plusieurs de ses travaux, et la philosophie pratique avec l'interrogation « Que dois-je faire ? » qui revêt cette fois-ci une portée morale et éthique. [...]
[...] C'est le cas de la sensibilité de l'homme qui, par exemple, est une de ces facultés capables de créer la « connaissance ». La sensibilité, au sens de la capacité à faire preuve d'intuitions dites « sensibles », permet à l'homme d'accéder à la « connaissance » car elle établit les conditions qui se veulent « logiquement préalables et indépendantes de toute expérience ». Quant à ce qui relève de « l'entendement » ou de « la faculté des concepts », selon Kant, il est important de distinguer « le donné » de « l'inconditionné ». [...]
[...] Autrement dit, la connaissance d'une chose X repose sur la connaissance d'un fait au sens littéral : la connaissance provient alors de l'expérience d'éléments qui, une fois réceptionnés par la raison, aboutissent à l'élaboration de la connaissance de cette chose X. Ainsi, sans l'expérience de celle-ci, plus aucune connaissance n'est accessible. Or, il existe des éléments qui ne peuvent pas découler de l'expérience et donc, qui ne peuvent se dire « connaissance » : ce sont les sujets qu'offre la métaphysique tels que « Dieu, l'âme et le monde ». Limites de l'empirisme à la connaissance Il apparaît donc primordial d'expliciter précisément les limites de la connaissance : « Que pouvons-nous réellement connaître ? ». [...]
[...] Le tribunal C'est parce que nous sommes aussi des êtres rationnels que nous nous interrogeons sur l'existence de Dieu, la liberté et l'immortalité de l'âme, et sur l'origine du monde. Relevant de la métaphysique, ces questions sont alors à l'origine dogmatiques conduisant au développement du scepticisme non seulement vis-à-vis de ces systèmes mais également de la possibilité de la connaissance elle-même. Selon Kant, il faudrait donc établir un Tribunal qui puisse « la garantir en ses légitimes présomptions mais tout en sachant en revanche éconduire ses présomptions sans fondement ». [...]
[...] C'est alors que s'opère la « révolution copernicienne » : la connaissance ne se limite plus voire même ne se définit plus par la connaissance de Dieu mais par la connaissance de l'homme. La raison humaine devient, dans cette nouvelle configuration, l'épicentre de la connaissance en ce sens qu'elle est nécessaire et suffisante à ce que l'homme peut connaître. C'est une véritable révolution car dorénavant l'homme porte en lui sa propre connaissance directe sans nécessiter de l'expérience : cette première émancipation conduit à sa liberté et donc à l'établissement de ses propres principes qui fonderont alors sa morale. [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture