Crise économique, finances publiques, emploi, activité économique, crise financière, échange financier, consommation, Lehman Brothers, crédit
Initialement, la crise financière a une origine américaine. Plus précisément, elle tire son origine de la défaillance en 2008 de Lehman Brothers, l'une des quatre banques d'investissement américaines les plus importantes, et des difficultés consécutives rencontrées par de nombreux intermédiaires financiers. Ces derniers ont en effet massivement investi dans des actifs risqués dans le cadre du développement des crédits subprime, permettant à certains ménages modestes d'accéder à la propriété immobilière, et de la titrisation. Ces difficultés mêlées à une défiance généralisée ont entraîné une forte contraction du crédit et un gel du marché interbancaire (Banque de France, 2010).
[...] Debauche E., Dubois E. et Leblanc P. (2011), « La crise : quelles conséquences durables sur la croissance, l'emploi et les finances publiques », Revue d'économie financière, 103(3), p. 41-58. Reinhart C. et Rogoff K. (2009), This Time is Different. Eight centuries of Financial Folly, Princeton University Press, Princeton. [...]
[...] La seconde est la conséquence de la dépression économique mondiale. À elles seules, ces deux composantes expliquent de la moitié de l'ampleur de la récession que connaît la France après le déclenchement de la crise. Le recul de la consommation est d'ailleurs particulièrement marqué dans le cas de la France, du fait de l'effet richesse (Antonin, Plane et Sampognaro, 2017). En effet, la baisse de la valeur des actifs financiers et immobiliers se traduit par une diminution du patrimoine des ménages et donc d'une contraction de la consommation. [...]
[...] Le graphique 2 présente les résultats pour la France. On constate bien l'écart d'une part entre le PIB effectif et le PIB tel qu'il aurait pu être s'il avait suivi la tendance pré-crise et d'autre part entre le PIB effectif et le PIB potentiel Il est clair enfin que le PIB potentiel a subi une diminution suite à la crise de 2008 : celle-ci aura des conséquences à très long terme. Graphique 2 Conséquences à long terme de la crise sur l'activité en France Source : Ball (2014, p. 153). [...]
[...] Dans le même temps, la dette publique s'est creusée. Elle était de 68% du PIB au moment du déclenchement de la crise et frôle de nos jours les 100% du PIB, soit une augmentation de 46% en l'espace d'une dizaine d'années. Si les effets de la crise économique sur le budget semblent s'être totalement estompés, ceux sur la dette publique sont loin de l'être. Les enjeux de la dette publique et les modalités de sa réduction éventuelle seront certainement au c?ur des débats au cours des prochaines années. [...]
[...] (2014), « Long-term damage from the Great Recession in OECD countries », European Journal of Economics and Economic Policies: Intervention, p. 149-160 Banque de France (2010), De la crise financière à la crise économique, Documents et débats, janvier 2010, n°3. Bardaji J. (2010), « Impact de la crise sur l'emploi et les salaires en France », Economie et Prévision, n°195-196, p. 179-186. Cabannes P.-Y., Lapègue V., Pouliquen E., Beffy M. et Gaini M. (2010), « Quelle croissance de moyen terme après la crise », Document de travail de la Direction des Etudes et Synthèses Economiques, G 2010/09. [...]
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