Émile ou de l'éducation, Jean-Jacques Rousseau, Homme, conscience, morale humaine, nature humaine, ontologie, métaphysique, croyance, société
Cet extrait est issu de « Émile ou de l'éducation », ouvrage dans lequel l'auteur Jean-Jacques Rousseau étudie la thématique de la conscience morale. Les questionnements qui sont abordés et auxquels l'auteur tente d'apporter une réponse sont les suivants : quelles sont la nature et l'origine de la conscience morale ? Cette conscience est-elle inscrite en nous congénitalement ou est-elle innée ? Comment appréhender le fait que cette voix soit parasitée et éclipsée chez un être (humain) ?
[...] En se penchant sur les caractéristiques de l'expression morale humaine, l'écrivain en arrive au fait que l'homme jouit d'une supériorité ontologique face aux autres êtres vivants. Il tente par ses écrits d'extraire les aspects d'une nature humaine originelle qui véhicule une conscience morale instinctive et naturelle qui l'amène à dresser une critique de la société décrite comme pervertie. Or une telle perception de la morale, qui par nature devrait être perçue comme une "essence" , une "substance" originelle et inflexible est-elle encore à l'heure actuelle supportable? [...]
[...] C'est l'éducation que nous recevons, grâce au processus d'intériorisation, qui nous imprégnerait des notions de bien et de mal ; cette "voix intérieure" dont parle l'auteur, spontanée, naturelle et innée, enfouie au plus profond de notre âme. Conclusion Comme l'avait exprimé Jean Paul Sartre au cours d'une conférence intitulée L'existentialisme est un humanisme, "l'existence précède l'essence". Il n'y a pas par essence de nature humaine qui préexiste et qui possède des spécificités morales innées. Notre identité propre se constitue au cours de notre existence grâce aux choix que nous faisons et aux actes que nous réalisons. [...]
[...] La théorie de l'auteur repose sur le fait que la conscience morale est innée et donc inscrite dans notre nature humaine. Pourtant si on prend l'exemple des enfants sauvages que Jean Itard et L. Malson ont étudié on arrive à la conclusion q'un enfant qui évolue dans la nature, dans la solitude et en retrait de toute communauté humaine, qui ne reçoit pas d'éducation, qui n'est pas confronté à l'"imprégnation" humaine ne développe dans ses attitudes aucune spécificité de l'être humain comme le langage ou la bipédie et il n'est ainsi porteur d'aucune principe moral. [...]
[...] Pourquoi Jean Jacques Rousseau prend-il ce parti? En nous référant aux recherches actuelles sur le comportement humain nous interpellerons l'auteur sur deux points essentiels. II. L'Homme préexisterait à la vie en société Dans son ouvrage "Du contrat social", l'auteur expose la théorie des origines de l'humanité, qui développe l'idée selon laquelle l'être humain préexisterait à la vie en société, au sein d'un « état de nature » originel, correspondant à un état d'innocence et de bonté morale dont la fin progressive est marquée par la mise en place de l'"état civil". [...]
[...] Émile ou de l'éducation - Jean-Jacques Rousseau (1762) - Quelle est la force philosophique de cet écrit ? Introduction Cet extrait est issu de « Emile ou de l'éducation », ouvrage dans lequel l'auteur Jean Jacques Rousseau étudie la thématique de la conscience morale. Les questionnements qui sont abordés et auxquels l'auteur tente d'apporter une réponse sont les suivants : Quelles sont la nature et l'origine de la conscience morale ? Cette conscience est-elle inscrite en nous congénitalement ou est-elle innée ? Comment appréhender le fait que cette voix soit parasitée et éclipsée chez un être (humain) ? [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture